Dans Mao Boy, Nicola s'adresse à quelqu'un de bien précis, mais, n'est-ce pas pour le conseiller, pour le protéger ? Il annonce peut-être à son fils que la vie n'est pas tendre mais peut importe. Il n'y a pas que cet enfant qui est concerné, c'est toute sa génération ainsi que les jeunes fans du groupe. Il prend son rôle bien en main en montrant d'une certaine manière que tous les parents doivent le faire aussi (tiens, je crois, que c'est à moi aujourd'hui, de te montrer tout ça comment faire pour vivre ici mais personne, je crois, ne m'a vraiment bien appris) sous-entendu, nous, les parents d'aujourd'hui, avec toutes les horreurs que l'on voit dans le monde, même si nous, plus jeunes, on ne nous faisait pas attention, il faut que l'on aide nos enfants à grandir dans ce monde. Il faut qu'on leur apprenne à se respecter pour rendre le monde meilleur (cela reste un rêve pour le moment, mais il y a toujours de l'espoir), il ne faut pas qu'ils soient découragés, il faut leur apprendre à aimer la vie, avec, l'amour, par exemple : c'était juste pour te dire, j'aimerais bien que tu me crois, qu'aussi loin que tu verras, un chemin vers moi, tu nous retrouveras. Ainsi, par amour pour ses proches, il devra faire comme ses aînés plus tard avec ses enfants, avoir le courage de rester auprès d'eux et de les préparer à la construction d'un meilleur monde. Nicola parle ici d'une période de la vie ou l'on se rend compte que l'on est tout seul, pas entièrement parce qu'il reste tout de même la famille, les amis, mais au-delà, on a conscience que finalement, il n'y a personne, et il n'y a jamais eu personne : un jour tu comprendras des Dieux ici où là, que tout ça n'existe pas. Il faut comprendre que l'on est tout seul pour survivre, et par dessus tout, que rien ne s'arrangera comme ça, tant que l'on ne fais rien. Sauver le monde n'est plus une mission pour les Dieux, mais bien pour les hommes !
Le monde fais peur, ce n'est pas la première fois que Nicola le dit clairement (un revolver chargé dans la poche, parce que le monde est drôlement moche, dans "Un jour dans notre vie") on nous promet ce qu'il y a de meilleur alors que c'est faux et ce monde dans lequel il va falloir se battre pour survivre, et peut-être le faire changer, ce sont nos aînés qui nous l'on laissé, soit inconsciemment, soit par amour pour l'argent, sans penser une seconde au rôle que pourra avoir l'argent si la planète explose...
(laisse-moi te dire, c'est difficile, la vie est sale, sous ses étoiles, mais crois-moi, comme toi aussi parfois j'ai peur de la nuit dehors, de tout c'que tu vas découvrir ici, la vie, la mort, crois-moi je n'en suis pas très fier). Finalement, chaque génération ne peut plus compter sur la suivante pour faire tout le boulot... notre génération actuelle doit être la première à faire évoluer les choses. Ce sera peut-être trop malgré, tout, mais il faudra essayer. et nous avons aidés nos parents... ils sont restés pour nous. Nous sommes l'avenir, ainsi soit-il !